Pour une femme tz'utujil du bassin du lac Atitlán, au Guatemala, acheter une livre de sel ou un savon est souvent le résultat d'une négociation au sein du foyer, et non d'une liberté économique. Dépendre de l'autorisation du mari pour les dépenses les plus élémentaires est une réalité encore bien ancrée chez les peuples mayas tz'utujil, kaqchikel et kiché du Guatemala. En effet, l’indépendance économique des femmes y a toujours été une idée lointaine.
Cependant, dans les 19 municipalités du département de Sololá, des femmes autochtones issues de ces peuples abordent désormais l’économie de leur famille avec éducation financière et esprit d’indépendance. Selon les données de la Banque mondiale et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Sololá est l'un des départements guatémaltèques présentant les taux de pauvreté rurale les plus élevés, avec près de 80 % de la population touchée dans certaines zones.


